Episode #3

L’origine de la spondylarthrite ankylosante

En savoir plus sur l’évolution d’une maladie peut aider à trouver un traitement pour la guérir. Au cours de la dernière décennie, des progrès importants ont été réalisés dans la recherche sur la spondylarthrite ankylosante, permettant ainsi la découverte de nouvelles options de traitement.

Cependant, la spondylarthrite ankylosante est une maladie compliquée qui, comme dans un puzzle, contient de nombreuses pièces qui sont chacune impliquées dans son développement.

Dans cette vidéo, l’objectif est de mieux comprendre ce qu’on appelle la pathogénèse – c’est-à-dire le développement – de la spondylarthrite ankylosante.

Episode #2

Le coronavirus et la spondylarthrite ankylosante

Comment dois-je me comporter désormais avec ma spondylarthrite ankylosante? Ai-je un risque accru? Ces questions et d’autres encore  parviennent actuellement à l’association suisse de la spondylarthrite ankylosante.

Selon les données actuelles, la spondylarthrite ankylosante n’entraîne pas en soi un risque accru de maladie COVID-19 ou de complications. Les personnes suivant une thérapie immunosuppressive (p. ex. médicaments biologiques) font toutefois partie de celles qui ont un risque accru.

Dans ce film nous sur le coronavirus nous abordons des informations importantes pour les personnes atteintes de la spondylarthrite ankylosante.
Episode #1

Faits et mythes

Il existe de nombreux mythes liés à la maladie de la spondylarthrite ankylosante. Par exemple, il est très répandu que la spondylarthrite ankylosante est considérée comme une maladie masculine. C’est un mythe.

Beaucoup de personnes pensent également que la spondylarthrite n’affecte que la colonne vertébrale. Ce n’est pas le cas – d’autres parties du corps telles que par exemple les hanches, les épaules, la poitrine et les genoux peuvent également être concernées.

Retrouvez dans la vidéo ces mythes et les faits y associés.

La spondylarthrite ankylosante, également appelée axSpA ou maladie de Bechterew, est une maladie rhumatismale chronique fréquente. Des processus inflammatoires affectent principalement l’articulation sacro-iliaque et la colonne vertébrale. Les articulations intervertébrales perdent leur mobilité, les disques intervertébraux et les ligaments peuvent devenir raides et s’ossifier.

Ce processus provoque des douleurs et limite la mobilité de la colonne vertébrale. Les articulations des bras et des jambes et les insertions tendineuses aux os peuvent être concernées. Un tiers des personnes touchées souffre d’inflammations oculaires. Des inflammations intestinales ou des dépressions peuvent également survenir. Les inflammations du cœur ou les modifications du tissu pulmonaire sont rares.

La spondylarthrite ankylosante, respectivement l’axSpA ou la maladie de Bechterew, évolue très différemment d’une personne à l’autre. Le spectre va de restrictions mineures à l’invalidité.

Les enquêtes menées auprès des patients montrent que de nombreuses personnes touchées sont limitées par la maladie dans l’exercice de leurs activités professionnelles et autres. Selon la situation professionnelle, une réorientation doit être envisagée. Dans les cas graves, l’assurance invalidité (AI) verse une rente.

De nombreuses personnes concernées apprennent à gérer leur maladie. Elles ne se considèrent pas comme invalides et font face à leur vie quotidienne malgré les restrictions.

Les causes de la spondylarthrite ankylosante, respectivement de l’axSpA ou de la maladie de Bechterew n’ont pas encore été clarifiées jusqu’à aujourd’hui. Vu qu’il existe une prédisposition familiale pour la maladie, il faut supposer que des facteurs héréditaires jouent un rôle. Le facteur héréditaire HLA-B27 est présent chez 80% des personnes atteintes. Dans le reste de la population, seuls 8% possèdent ce gène. Malgré des recherches intensives, le lien exact entre le facteur héréditaire HLA-B27 et la spondylarthrite ankylosante n’a pas encore été élucidé.

On sait entretemps que d’autres gènes jouent également un rôle. On suppose qu’en plus de la prédisposition héréditaire, d’autres facteurs sont nécessaires pour que la maladie se déclare, par exemple l’activité d’agents pathogènes qui provoquent une infection du tractus gastro-intestinal ou des reins et de la vessie.

Malgré les progrès réalisés ces dernières années, il existe encore d’importantes lacunes dans la compréhension de la spondylarthrite ankylosante. De meilleures connaissances sur l’origine et la génétique de la maladie sont attendues dans les années à venir.